Préjudice d’Antoine CUYPERS

>>>Préjudice d’Antoine CUYPERS
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Unité de temps, unité de lieu : Préjudice a quelque chose d’une pièce classique mettant en scène une famille cabossée dont on ne découvre les failles que progressivement. Celui qui catalyse tous les conflits est un jeune adulte vivant encore chez ses parents dont on comprend assez vite qu’il n’a pas toute sa raison, ou du moins qu’il n’a pas saisi les règles implicites de la vie familiale. C’est Thomas Blanchard qui lui prête ses traits et offre par la même occasion une performance d’acteur dont on se souviendra. Il faut dire qu’il est très bien entouré et si nous ne comprenons que sur le tard que le nœud du problème se situe dans sa relation avec sa mère (Nathalie Baye nous bluffe), la montée progressive du malaise est fort bien menée. Mais les films ayant pour cadre un huis clos familial ne manquent pas, et il en faut peut-être un tout petit peu plus pour nous embarquer totalement. Ce Festen belge n’a sans doute pas la force destructrice du film de Vinterberg, mais il projette une empathie qui n’est sans doute pas feinte à l’égard de ses personnages à fleur de peau.

Yves Alion

Film belge d’Antoine Cuypers (2015), avec Nathalie Baye, Arno, Thomas Blanchard, Eric Caravaca, Arno. 1h 45.

https://www.youtube.com/watch?v=S45l63x0x0s

2017-03-09T15:54:52+00:00 mercredi 03 février 2016|Critiques Texte|