Still Alice de Richard GLATZER et Wash WESTMORELAND

>>>Still Alice de Richard GLATZER et Wash WESTMORELAND

Après Judy Dench (dans Iris), Julie Christie (dans Loin d’elle), Isabelle Carré (dans Se souvenir des belles choses), c’est au tour de Julian Moore d’incarner une malade d’Alzheimer. Remarquons au passage qu’il s’agit à chaque fois d’une femme… Still Alice est un film des plus classiques, qui n’essaye pas de jouer au plus malin, en noyant par exemple son propos sous quelques effets de style superflus. Le film peut même s’enorgueillir d’avoir su trouver un équilibre digne entre l’approche clinique (la pédagogie n’est pas aux abonnés absents) et la part de l’émotion, qui ne se vautre jamais dans le mélo tire-larmes. Le film est évidemment bâti autour de la prestation  de Julian Moore, impeccable comme toujours (qui a d’ailleurs décroché un Oscar à cette occasion). La comédienne sait nous faire toucher du doigt son désarroi, qui devient peu à peu du désespoir, au fur et à mesure que la nuit tombe sur sa mémoire et que la vie lui file entre les doigts comme du sable sec. Passionnants sont également les réactions de ses proches, depuis son mari (solide, solidaire… jusqu’à un certain point) jusqu’à ses enfants. Parmi lesquels se trouve une enfant terrible, qui va se révéler terriblement émouvante, incarnée par Kirsten Stewart. Quelques mois après Sils Maria, celle-ci confirme qu’elle fait partie des talents les plus prometteurs du moment.

Yves Alion

Film américain de Richard Glatzer et Wash Westmoreland (2014), avec Julian Moore, Alec Baldwin, Kirsten Stewart. 1h 41.

2017-03-09T15:54:59+00:00 mardi 10 mars 2015|Critiques Texte|