Les élèves de l’ISTS ont rencontré Yann DAKTA (ISTS 2008), auteur, compositeur et producteur, le mardi 18 février 2020, à l’occasion des Mardis de l’ISTS.

Par passion, il s’est lancé tôt dans la musique avec l’ambition d’avoir un jour sa propre production et son propre studio. Après son cursus à l’ISTS, il a débuté avec des productions instrumentales Dancehall tout d’abord puis de Rap. Il est le co-fondateur de trois studios, un de mixage et deux de record, avec son associé Rednose. Ils ont notamment composé « Jusqu’au dernier gramme » de PNL.

Après la diffusion d’une vidéo retraçant quelques-unes de ses productions, Yann DAKTA a fait une démo ; en montrant toute la session Pro Tools du titre « Elvira » de Maes. Ses influences musicales sont variées, il écoute autant de la Soul, que du Reggae, du Dancehall, du Hip-hop et de la Variété.

Les premières questions étaient d’ordre technique ; son travail de compositeur, comment il utilise les instruments et le micro dans ses productions aujourd’hui, les sons analogiques… Pour lui, la musique c’est vraiment « au cas par cas ». Quand il a commencé, il avait tendance à charger ses productions, tandis que maintenant il cherche à les épurer. « La composition c’est toujours se remettre en question, ce qui se fait aujourd’hui et il y a 5 ans c’est différent, pas les mêmes sonorités ».

Les étudiants ont ensuite abordé des sujets plus pratiques concernant la rémunération, les managers, la manière dont il va démarcher les artistes ou bien envoyer ses productions et le marché du Rap français. Il faut faire en sorte que les artistes viennent en studios, le processus a été long pour entrer en contact avec Maes et PNL. Il a ensuite parlé du processus de création d’un studio, en précisant que le plus compliqué est de trouver des locaux qui ne vont gêner personne.

Il est également revenu sur son parcours à l’école dont les cours, la pratique, et le programme lui ont apporté énormément pour appréhender la musique différemment et pouvoir se renouveler. Côté composition, il peut recevoir des demandes précises de compositeurs, mais le plus souvent il laisse libre cours à ses envies. Yann DAKTA aimerait à l’avenir, s’ouvrir à l’international et exporter ses productions.