Mistress America de Noah BAUMBACH

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Dans le paysage dévasté d’un cinéma indépendant américain qui s’autopastiche désormais à grands renforts de recettes éculées, faute d’arriver à se renouveler et à s’accrocher à son intégrité artistique, Noah Baumbach fait figure d’exception miraculeuse. Fils de deux critiques, le réalisateur des Berkman se séparent (2005) n’a en effet jamais dévié de sa ligne et a même trouvé un nouvel élan depuis sa rencontre avec la comédienne Greta Gerwig sur Greenberg (2010) et le triomphe populaire de Frances Ha (2012), dont ils ont écrit le scénario à quatre mains. Quelques mois après While We Were Young, qui naviguait dans une bohème intello assez proche, on retrouve cette même ironie caustique dans Mistress America où sa muse devient le mentor existentiel d’une étudiante provinciale en quête de fantaisie (Lola Kirke, une révélation) dont la mère s’apprête à épouser son propre père. Cette chronique new-yorkaise sous l’influence de Woody Allen glose, certes beaucoup, mais jamais pour ne rien dire.

Jean-Philippe Guerand

Film américain de Noah Baumbach (2015), avec Greta Gerwig, Lola Kirke, Seth Barrish. 1h 24.

2017-03-09T15:54:53+00:00 mercredi 06 janvier 2016|Critiques Texte|